À la suite de la suppression de l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques, actée par le décret n° 2025-1285 de décembre 2025, l’ANDIISS a lancé une enquête flash auprès des agents territoriaux en charge des équipements aquatiques afin d’identifier les pratiques envisagées par les collectivités et les interrogations soulevées par cette évolution réglementaire.
24 agents ont répondu à cette enquête, permettant de dresser un premier état des lieux des pratiques et des réflexions engagées sur le terrain.
Les résultats montrent que les collectivités sont encore en phase d’adaptation et que les pratiques restent aujourd’hui très différentes selon les territoires et les équipements.
Parmi les principaux retours :
- 75 % des répondants indiquent que leur ARS n’a pas encore précisé les critères nécessitant une vidange. Les situations restent donc variables selon les territoires et les équipements ;
- 42 % ont déjà formalisé un protocole interne en l’absence de position de leur ARS. Les critères pris en compte concernent notamment la qualité de l’eau, les analyses, la fréquentation, la température, le type de bassin, la saisonnalité ou encore l’état des équipements ;
- les pratiques commencent à évoluer d’une vidange programmée selon le calendrier vers une décision davantage fondée sur l’état réel de l’eau, du bassin et des équipements ;
- 58 % des répondants ont déjà réfléchi à une stratégie pour organiser les travaux nécessitant un arrêt de l’exploitation. L’espacement des vidanges amène en effet à repenser les périodes consacrées à l’entretien technique et aux travaux programmés ;
- les bénéfices potentiels commencent également à être évalués : 37,5 % des répondants ont déjà mesuré les impacts d’une optimisation des vidanges et 25 % sont en cours d’évaluation. Les premiers retours concernent notamment les économies d’eau, d’énergie et de coûts, ainsi que l’organisation de l’exploitation ;
- cette évolution ne signifie pas pour autant une réduction de la surveillance. Les répondants soulignent l’importance du suivi de la qualité de l’eau, de l’état des équipements et de la maîtrise des risques, à travers notamment les analyses, les autocontrôles, le recours à des laboratoires extérieurs ou encore un suivi quotidien ;
- enfin, la communication auprès des usagers reste encore limitée : 92 % des répondants indiquent ne pas les avoir informés de ces changements. Plusieurs réponses font apparaître une certaine prudence sur ce sujet, notamment face au risque d’une mauvaise compréhension de cette évolution.
Ces 24 réponses offrent ainsi un premier aperçu des pratiques et des réflexions engagées par les collectivités face à cette évolution réglementaire.
👉 Découvrez ici l’ensemble des résultats de l’enquête.
🙏🏻 Un grand merci aux agents ayant pris le temps de partager leurs pratiques et leurs retours d’expérience.